37 JOURS DE SOLIDARITE POUR UN SOURIRE...
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"On a, parfois, le droit de douter, jamais celui de désespérer"
J. Ayssem.
Une traversée solidaire des Pyrénées a été réalisée en 37 jours par Alain MILAN au bénéfice d’UMEN (et des montagnards handicapés) avec le soutien des Montagnards Argelèsiens
Les objectifs :
Les objectifs :
sensibiliser le grand public à la pratique de « la montagne pour tous»
(handicapées et valides)
recueillir des fonds pour l’achat de matériel adapté - des fauteuils de randonnées (joëlettes) et de ski (dualski) adaptés - pour l’association UMEN qui propose le partage d’activités entre personnes handicapées et valides.
3.788 Euros ont été remis pour financer du matériel.
L'Association les Montagnards Argelésiens avec son Président Alain FOURCADE
se sont vus remettre le don de 2722 euros du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne en présence de
Valérie IRASTORZA (Crédit Agricole d’Argelès Gazost), de Pierre GERBET (Président de la
caisse locale du Crédit Agricole d’Argelès Gazost), et Noël FOURTINE (Président de la caisse
locale du Crédit Agricole de Luz Saint Sauveur ).
se sont vus remettre le don de 2722 euros du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne en présence de
Valérie IRASTORZA (Crédit Agricole d’Argelès Gazost), de Pierre GERBET (Président de la
caisse locale du Crédit Agricole d’Argelès Gazost), et Noël FOURTINE (Président de la caisse
locale du Crédit Agricole de Luz Saint Sauveur ).
Pour en savoir plus :
UNIVERS MONTAGNE ESPRIT NATURE
40 passage des Marronniers – 31240 SAINT JEAN
Tel : 05 62 24 18 18
Tel : 05 62 24 18 18
Montagnards Argelésiens !
9 rue des Moulins
9 rue des Moulins
Argelès-Gazost
Le récit de la randonnée par Alain MILAN
J. 1 - Dimanche 3 juin
Accompagnés de 4 amis montagnards, Françoise, Christine, Gabriel et Alain¸nous quittons la plage d’Hendaye à 12 h30, pour rejoindre BIRIATOU à13h30. Les sacs sont très lourds (25 kg)et au fur et à mesure de la progression, nous prenons en compte la charge, nos épaules aussi.
Le col d’IBARDIN est passé à 15h. Un peu de ravitaillement et« surtout de l’eau ». Fin de la journée à 18h. Le campement est installé, nous prendrons le repas bien mérité précédé d’une coupe de champagne offerte par Françoise qui fêtait son anniversaire.
950 m de dénivelé et 6h de rando.
J. 2 - Lundi 4 juin
Réveil 6h.Départ 7h30 en direction du col de LIZUNIAGA, après une nuit très courte, au son des cloches des chevaux, nous rechargeons les sacs qui sont décidément très lourds. Au passage d’un ruisseau nous faisons un peu de toilette. Nous arrivons à LIZUNIAGA vers 9h30. Nous nous ravitaillons en eau. Notre marche se poursuit vers ELIZONDO, mais après 11h de marche,1100m de dénivelé et 33km, nous capitulons, à 8km de notre fin d’étape, exténués. C’est dans le brouillard et la pluie que nous installons notre campement, très vite après le repas nous irons chercher un sommeil réparateur.
J. 3 - Mardi 5 juin
Réveil 6h.Départ 7h30 pour rejoindre ELIZONDO.Vers 11h30 en passant nous nous restaurons dans un café « tapas et bière » .A 12h nous reprenons le chemin des ALDUDES. A 17h après 1000m et 9h de rando, le campement est installé prés d’un ruisseau et dîner au feu de bois.
Nous sommes à 2h des ALDUDES
J.4 – Mercredi 6 juin
Réveil 6h départ 7h30. Descente sur les ALDUDES où nos copains vont nous quitter. Christine reste 2 jours de plus. Nous profitons des voitures pour alléger nos sacs le temps de revoir Serge et Daniel vendredi, pour faire avec nous un bout de chemin. Nous avons coupé l’étape d’aujourd’hui en 2…
Arrivée aux Aldudes à 10 h 30 l.
11 h : départ pour une partie de l’étape Les Aldudes/Béhérobie.
Nous stoppons notre marche à 17 h 30, au col de Lindus, à la frontière (1140m).
. 1065 m de dénivelé
. 9 heures de marche
. 1 heure d’arrêt
. Temps beau le matin, se couvrant dans l’après-midi
Campement dans une clairière, à 800 m environ de la frontière (C’est pas trop mal…).
J.5 – Jeudi 7 juin 2007 –
Départ à 7 h, après une nuit tranquille, pour le prochain col où l’on arrive vers 11 h 30.
Nous faisons une pause « nettoyage » dans un ruisseau et nous en profitons pour nous restaurer.
Nous repartons pour le col d’Orgambidé . Nous voilà en France,à 18 H, pour passer la nuit à la belle étoile. Nous campons dans un endroit encaissé, sentant la vache, mais près d’un ruisseau bienfaiteur où nous nous lavons intégralement et nous rasons.
. 960 m de dénivelé
. 11 h de marche
. temps beau et chaud
J.6 – Vendredi 8 juin 2007 –
Départ 7 h 30.
Ravitaillement en eau dans un camping où nous rencontrons des bergers très sympas.
On voyage en « hors sentier » et uniquement à la boussole (aucun problème…). Problème de relais. On change les « chevaux » : Christine part. Daniel, Lulu et Serge la remplacent.
Nous passons la nuit à Iraty au refuge des randonneurs : LE LUXE !
. 109O m de dénivelé
. 7 h de marche
. Beau temps
J.7 – Samedi 9 juin 2007 –
Col de Bagargui/Abri d’Ardanne
Après une nuit de luxe, nous partons vers 7 h pour rallier l’abri d’Ardanne. Tout va bien, jusqu’à l’ascension du Pic d’Orhy (2017m), où deux de nos accompagnateurs rencontrent des difficultés pour franchir les crêtes du Zazpigagn. Nous y passons beaucoup de temps. Nous arrivons, vers 16h30, à l’abri d’Ardanne où nous rencontrons Magalie et Alexandre, bergers, avec leur troupeau de 1800 brebis… Après leur avoir expliqué notre démarche et leur avoir remis un ract, ils nous ont offert une bonne portion d’un fromage de brebis. Nous les laissons pour gagner l’ancien abri d’Ardanne, dans lequel nous passons la nuit.
. 1345 m de dénivelé
. 9 heures de marche
. temps clair devenant orageux en fin d’après-midi
J.8 – Dimanche 10 juin 2007 –
Abri d’Ardanne / La Pierre Saint-Martin
Départ 7 h. Nous rencontrons Magali qui nous propose de nous déposer en voiture fourgonnette) un peu plus loin, sur notre itinéraire, afin de nous éviter de passer au milieu de ses moutons. A l’arrivée, on prend une photo avec elle et on se quitte après s’être fait la bise… Le parcours se déroule sans problème jusqu’à la Pierre Saint-Martin où nos 3 compagnons (Lulu, Daniel et Serge) nous quittent. Nous voilà seuls… Ayant 3 heures d’avance sur l’itinéraire prévu, nous en profitons pour continuer notre route. Malheureusement, nous sommes obligés de planter la tente, à 2000m, à 15 h, car l’orage, la pluie et le vent arrivent. Il est 15 h 50 lorsque je rédige ce résumé : la soirée va être longue !
. 900 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. beau temps le matin – orage l’après-midi
J.9 – Lundi 11 juin 2007 –
La Pierre Saint-Martin / Cirque d’Ansabère
Après une nuit orageuse, près du pic d’Anie, nous démarrons notre marche à 6 h 30, sous un beau ciel bleu. Nous travers les premiers névés suivis d’un parcours dans les lapiaz. Les paysages sont grandioses… A 16 h 30, nous arrivons aux cabanes d’Ansabère où nous allons passer la nuit. Après nous être installés, « toilettés » et fait la lessive, nous allumons un bon feu dans la cheminée afin de sécher nos vêtements, mais aussi pour cuire 4 pommes de terre que nous y avons trouvées. Quel festin !
. 900 m de dénivelé
. 10 heures de marche
. Temps agréable pour marcher
J.10 – Mardi 12 juin 2007 –
Cirque d’Ansabère / Refuge d’Arlet
A 7 h, nous repartons propres (pour une fois !), le linge sec…Hier soir, le ciel était couvert. Ce matin, après une nuit calme (Alain sur des planches et Michel sur un matelas), le ciel étant clair, nous avons pu découvrir les Aiguilles d’Ansabère : magnifiques ! Après 4 heures de marche, nous atteignons le parc national où, par miracle, se manifestent les marmottes et les isards.
A midi : petite pause au plus haut de la journée = 2092 m. Arrivée au refuge d’Arlet vers 14 h 30. Il est ouvert et nous en profitons pour boire un demi. A 16 h, arrivée de David (fils d’Alain) et de Fred, son pote. A 16 h 30, copieux casse-croûte apporté par David et Fred : pâté et vin rouge… 19 h : repas en commun au refuge.
. 1195 m de dénivelé (ne correspond pas au topo de Véron indiquant 900 m)
. météo parfaite
J.11 – Mercredi 13 juin 2007 –
Refuge d’Arlet / Col du Somport
Après une nuit orageuse, pluvieuse et venteuse, debout à 5 h 30. Départ 7 h. Etape tranquille avec nos deux nouveaux compagnons de route (David et Fred). Arrêt casse-croûte : fromage et vin rouge, dans un superbe abri… Petite halte à la bergerie afin d’acheter du fromage. Arrivée au col du Somport à 12 h où un cassoulet (provisions David et Fred) nous est servi. 13 h : Martine et Chantal nous apportent notre ravitaillement. Bivouac en contre-bas de la route. David et Fred nous quittent. Un grand merci aux copines et copains Montagnards Argelésiens pour les saucisses, le vin, les crêpes, le gâteau qui réchauffent le coeur et le ventre...
. 700 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. beau temps
Nous remercions très chaleureusement Magali GOURDIN (64470 LACARRY) pour sa entillesse et son succulent fromage de brebis (qu’elle fabrique) offert avec générosité…
J.12 – Jeudi 14 juin 2007 –
Col du Somport / Refuge de Pombie
Après une nuit de bivouac reposante, au Somport, nous repartons dès 6 h 30 pour rallier le refuge de Pombie. Nous traversons des névés, des pierriers, nous atteignons le col des Moines, où un très fort vent nous accueille. Il faut faire très attention… Bientôt, nous apercevons le refuge dans lequel nous allons bivouaquer. Il pleut et il y a de fortes rafales de vent (Douce nuit en perspective !). Nous pouvons nous doucher (avec de l’eau froide), au refuge. Nous en profitons… Puis nous nous mettons très vite dans nos couchages car demain la journée sera dure et délicate…
. 1270 m de dénivelé
. 7 heures ½ de marche
. Temps : très froid à 2300 m avec pluie, brume et vent fort
J.13- Vendredi 15 juin 2007 –
Refuge de Pombie / Refuge de Larribet
Après une très mauvais nuit (tempête + pluie), nous plions nos tentes dans la hâte… Petit-déjeuner vite fait…Nous partons à 7 h. Le temps s’améliore – destination Larribet. En descendant au caillou de Soque, nous tombons sur des vautours finissant une brebis. Jusqu’à présent, tout va bien… Les difficultés commencent en grimpant : plus ça grimpe, plus c’est difficile ( ??) ! Le summum sera au port du Lavedan (2617m) où nous naviguerons à la boussole, dans la neige et la rocaille. Arrivés à ce port, nous redescendons, en « désescaladant » pendant 30 mètres. Ensuite, re-névés, re-rocaille, pour arriver, au bout de 10 h 30 de marche, au refuge de Larribet. Accueil fabuleux, gentillesse extrême : on y est vite à l’aise. La gérante nous donne une conserve de pâté de tête. On boit une bière : elle nous offre les chips… Nous décidons, devant tant de gentillesse et de charme, de prendre notre repas en compagnie d’un couple et de deux suédoises. La soirée fut fort agréable… Tout le monde a pris des photos et nous nous sommes quittés comme se quittent de vieux amis de toujours…
. 1730 m de dénivelé (les altitudes de Véron ne sont pas exactes)
. 10 heures 30 de marche
. Beau temps pour la marche
J.14 – Samedi 16 juin 2007 –
Refuge de Larribet / Refuge Wallon
Après une très mauvaise nuit pour Alain (malade !), nous voilà repartis, à 7 h, pour le refuge Wallon. En chemin, nous devons rejoindre 2 « accompagnants » et leurs épouses, ainsi que la mienne. La jonction s’est faite au col de la Peyre Saint-Martin où nous déjeunons vite fait avant d’attaquer le col de Cambales (2706 m) : des heures de marche sur les névés assez pentus (exténuant !). Le vent souffle et il fait très froid… La descente jusqu’à Wallon est « cool », sans aucune difficulté… C’est à 1 heure du but que Michel, mon compagnon de route, m’annonce qu’il abandonne ??? Je décide donc de continuer la traversée seul. A notre arrivée au refuge Wallon, je trouve mon ami Jean-Michel CABRETON qui est venu m’accueillir avec une bonne bouteille de vin, un poulet fermier préparé par son épouse Patricia (que j’embrasse !) et un pain de campagne. Tout fut excellent, mais le meilleur fut la présence de Jean-Michel (juste au bon moment…). Serge, qui m’accompagnait depuis la Peyre Saint-Martin, m’a également laissé des provisions qu’il avait préparées (et portées) spécialement pour moi : tout cela m’a vraiment touché… Vers 1 h, tout ce petit monde redescend vers le Pont d’Espagne où Alain FOURCADE (président des Montagnards Argelésiens) les récupère… Il est 19 h 45 : j’installe ma tente et vais me coucher après avoir préparé le programme de demain = gros morceau de haute montagne.
. 1180 m de dénivelé
. 10 heures de marche
. temps froid et venteux
J.15 – Dimanche 17 juin 2007 –
Refuge Wallon / Refuge Bayssellance
Lever 5 h – Départ 6 h pour Baysselance.
Le temps est très mauvais. Je plie la tente sous la pluie et m’engage dans la galère. Tout est bouché, depuis le lac d’Aratille (2598 m). Le brouillard se mêlant à la pluie, la visibilité est pratiquement nulle. La progression devient très difficile, la neige étant assez molle. Je suis
obligé de naviguer aux instruments tant le ciel et la neige se confondent. L’arrivée au col des Mulets me redonne de l’énergie… Je descends vers le refuge des Oulettes pour l’atteindre à 12 h 15. Je déguste le repas que Serge m’a apporté hier. Je suis gelé et trempé : le poncho ne vaut rien ! J’allais repartir quand le gardien du refuge m’a conseillé de dormir sur place, compte tenu des conditions météorologiques. J’avais discuté de mon projet de traversée, avec ce gardien, quelques mois auparavant. Aussi, lors du règlement de la nuitée, il me dit : « Tu fais la traversée pour récupérer de l’argent, alors il faut commencer par ne pas en dépenser. ». Et, sur sa
facture, il écrit : « Nuitée offerte par le gardien ». Je passe donc l’après-midi et la nuit au refuge des Oulettes…
. 1037 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. Temps : pluie, froid, vent, brouillard
N.B. – Au moment de régler mon repas du soir et le petit déjeuner, le gardien (Jean-Thomas ARA) n’a pas voulu que je paie…
J.16 – Lundi 18 juin 2007 –
Refuge de Baysselance / Gavarnie
Afin de rattraper le temps perdu dans l’étape d’hier, je commence à marcher à la « frontale », à
5 h 45. Après avoir gravi 600 m de névés, je passe enfin le refuge de Baysselance, environ 2 heures plus tard. Le reste du parcours n’étant qu’une formalité, je décide de prendre une ½ journée de repos à Gavarnie…
. 900 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. Temps : brumeux et venteux jusqu’à Baysselance – agréable jusqu’à Gavarnie
J.17 – Mardi 19 juin 2007 –
Gavarnie / Héas
Après une journée de repos, l’étape me paraît facile. Journée sans problème – aucune difficulté particulière… Paysages magnifiques… Vers la fin, un peu de bitume qui échauffe les pieds.
. 1170 m de dénivelé
. 7 heures de marche
. Bon temps pour la marche
J.18 – Mercredi 20 juin 2007 Héas / Parzan
Départ : 6 h. La journée s’annonce agréable…
A 6 h 30, je rencontre une randonneuse qui, après quelques explications sur l’association UMEN,et ma démarche, me donne 20 € et ses coordonnées Email. Ce matin, il a bien gelé , à certains moments, il m’a presque fallu mettre les crampons. Comme d’habitude : de la pente, des névés, mais des images magnifiques… surtout près de Barroude. Passé le port de Barroude, les prés sont verdoyants et ça sent la pinède. Avec la chaleur, des effluves de quantités de fleurs
me chatouillent les narines. Il est 15 h lorsque j’attends mon ravitaillement et les copains,devant la centrale électrique de Parzan .La fête continue…
. 1650 m de dénivelé
. 8 heures de marche
. temps agréable .
J.19 – Jeudi 21 juin 2007 –
Parzan / Refuge de Viados
L’étape étant relativement tranquille, je me lève à 7 h, pour démarrer à 8 h 30. Je fais la rencontre d’un gars qui fait un bout de la H.R.P. : nous faisons donc route ensemble… Vers 10 h, nous faisons une pause pour faire un sommet : le Pount Suelta (2988m). Nous repartons vers 13 h 30, pour arriver au refuge de Viados vers 17 h. Nous y dormirons car le bivouac est interdit (parc national). Le patron n’est pas très sympa…
Accompagnés de 4 amis montagnards, Françoise, Christine, Gabriel et Alain¸nous quittons la plage d’Hendaye à 12 h30, pour rejoindre BIRIATOU à13h30. Les sacs sont très lourds (25 kg)et au fur et à mesure de la progression, nous prenons en compte la charge, nos épaules aussi.
Le col d’IBARDIN est passé à 15h. Un peu de ravitaillement et« surtout de l’eau ». Fin de la journée à 18h. Le campement est installé, nous prendrons le repas bien mérité précédé d’une coupe de champagne offerte par Françoise qui fêtait son anniversaire.
950 m de dénivelé et 6h de rando.
J. 2 - Lundi 4 juin
Réveil 6h.Départ 7h30 en direction du col de LIZUNIAGA, après une nuit très courte, au son des cloches des chevaux, nous rechargeons les sacs qui sont décidément très lourds. Au passage d’un ruisseau nous faisons un peu de toilette. Nous arrivons à LIZUNIAGA vers 9h30. Nous nous ravitaillons en eau. Notre marche se poursuit vers ELIZONDO, mais après 11h de marche,1100m de dénivelé et 33km, nous capitulons, à 8km de notre fin d’étape, exténués. C’est dans le brouillard et la pluie que nous installons notre campement, très vite après le repas nous irons chercher un sommeil réparateur.
J. 3 - Mardi 5 juin
Réveil 6h.Départ 7h30 pour rejoindre ELIZONDO.Vers 11h30 en passant nous nous restaurons dans un café « tapas et bière » .A 12h nous reprenons le chemin des ALDUDES. A 17h après 1000m et 9h de rando, le campement est installé prés d’un ruisseau et dîner au feu de bois.
Nous sommes à 2h des ALDUDES
J.4 – Mercredi 6 juin
Réveil 6h départ 7h30. Descente sur les ALDUDES où nos copains vont nous quitter. Christine reste 2 jours de plus. Nous profitons des voitures pour alléger nos sacs le temps de revoir Serge et Daniel vendredi, pour faire avec nous un bout de chemin. Nous avons coupé l’étape d’aujourd’hui en 2…
Arrivée aux Aldudes à 10 h 30 l.
11 h : départ pour une partie de l’étape Les Aldudes/Béhérobie.
Nous stoppons notre marche à 17 h 30, au col de Lindus, à la frontière (1140m).
. 1065 m de dénivelé
. 9 heures de marche
. 1 heure d’arrêt
. Temps beau le matin, se couvrant dans l’après-midi
Campement dans une clairière, à 800 m environ de la frontière (C’est pas trop mal…).
J.5 – Jeudi 7 juin 2007 –
Départ à 7 h, après une nuit tranquille, pour le prochain col où l’on arrive vers 11 h 30.
Nous faisons une pause « nettoyage » dans un ruisseau et nous en profitons pour nous restaurer.
Nous repartons pour le col d’Orgambidé . Nous voilà en France,à 18 H, pour passer la nuit à la belle étoile. Nous campons dans un endroit encaissé, sentant la vache, mais près d’un ruisseau bienfaiteur où nous nous lavons intégralement et nous rasons.
. 960 m de dénivelé
. 11 h de marche
. temps beau et chaud
J.6 – Vendredi 8 juin 2007 –
Départ 7 h 30.
Ravitaillement en eau dans un camping où nous rencontrons des bergers très sympas.
On voyage en « hors sentier » et uniquement à la boussole (aucun problème…). Problème de relais. On change les « chevaux » : Christine part. Daniel, Lulu et Serge la remplacent.
Nous passons la nuit à Iraty au refuge des randonneurs : LE LUXE !
. 109O m de dénivelé
. 7 h de marche
. Beau temps
J.7 – Samedi 9 juin 2007 –
Col de Bagargui/Abri d’Ardanne
Après une nuit de luxe, nous partons vers 7 h pour rallier l’abri d’Ardanne. Tout va bien, jusqu’à l’ascension du Pic d’Orhy (2017m), où deux de nos accompagnateurs rencontrent des difficultés pour franchir les crêtes du Zazpigagn. Nous y passons beaucoup de temps. Nous arrivons, vers 16h30, à l’abri d’Ardanne où nous rencontrons Magalie et Alexandre, bergers, avec leur troupeau de 1800 brebis… Après leur avoir expliqué notre démarche et leur avoir remis un ract, ils nous ont offert une bonne portion d’un fromage de brebis. Nous les laissons pour gagner l’ancien abri d’Ardanne, dans lequel nous passons la nuit.
. 1345 m de dénivelé
. 9 heures de marche
. temps clair devenant orageux en fin d’après-midi
J.8 – Dimanche 10 juin 2007 –
Abri d’Ardanne / La Pierre Saint-Martin
Départ 7 h. Nous rencontrons Magali qui nous propose de nous déposer en voiture fourgonnette) un peu plus loin, sur notre itinéraire, afin de nous éviter de passer au milieu de ses moutons. A l’arrivée, on prend une photo avec elle et on se quitte après s’être fait la bise… Le parcours se déroule sans problème jusqu’à la Pierre Saint-Martin où nos 3 compagnons (Lulu, Daniel et Serge) nous quittent. Nous voilà seuls… Ayant 3 heures d’avance sur l’itinéraire prévu, nous en profitons pour continuer notre route. Malheureusement, nous sommes obligés de planter la tente, à 2000m, à 15 h, car l’orage, la pluie et le vent arrivent. Il est 15 h 50 lorsque je rédige ce résumé : la soirée va être longue !
. 900 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. beau temps le matin – orage l’après-midi
J.9 – Lundi 11 juin 2007 –
La Pierre Saint-Martin / Cirque d’Ansabère
Après une nuit orageuse, près du pic d’Anie, nous démarrons notre marche à 6 h 30, sous un beau ciel bleu. Nous travers les premiers névés suivis d’un parcours dans les lapiaz. Les paysages sont grandioses… A 16 h 30, nous arrivons aux cabanes d’Ansabère où nous allons passer la nuit. Après nous être installés, « toilettés » et fait la lessive, nous allumons un bon feu dans la cheminée afin de sécher nos vêtements, mais aussi pour cuire 4 pommes de terre que nous y avons trouvées. Quel festin !
. 900 m de dénivelé
. 10 heures de marche
. Temps agréable pour marcher
J.10 – Mardi 12 juin 2007 –
Cirque d’Ansabère / Refuge d’Arlet
A 7 h, nous repartons propres (pour une fois !), le linge sec…Hier soir, le ciel était couvert. Ce matin, après une nuit calme (Alain sur des planches et Michel sur un matelas), le ciel étant clair, nous avons pu découvrir les Aiguilles d’Ansabère : magnifiques ! Après 4 heures de marche, nous atteignons le parc national où, par miracle, se manifestent les marmottes et les isards.
A midi : petite pause au plus haut de la journée = 2092 m. Arrivée au refuge d’Arlet vers 14 h 30. Il est ouvert et nous en profitons pour boire un demi. A 16 h, arrivée de David (fils d’Alain) et de Fred, son pote. A 16 h 30, copieux casse-croûte apporté par David et Fred : pâté et vin rouge… 19 h : repas en commun au refuge.
. 1195 m de dénivelé (ne correspond pas au topo de Véron indiquant 900 m)
. météo parfaite
J.11 – Mercredi 13 juin 2007 –
Refuge d’Arlet / Col du Somport
Après une nuit orageuse, pluvieuse et venteuse, debout à 5 h 30. Départ 7 h. Etape tranquille avec nos deux nouveaux compagnons de route (David et Fred). Arrêt casse-croûte : fromage et vin rouge, dans un superbe abri… Petite halte à la bergerie afin d’acheter du fromage. Arrivée au col du Somport à 12 h où un cassoulet (provisions David et Fred) nous est servi. 13 h : Martine et Chantal nous apportent notre ravitaillement. Bivouac en contre-bas de la route. David et Fred nous quittent. Un grand merci aux copines et copains Montagnards Argelésiens pour les saucisses, le vin, les crêpes, le gâteau qui réchauffent le coeur et le ventre...
. 700 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. beau temps
Nous remercions très chaleureusement Magali GOURDIN (64470 LACARRY) pour sa entillesse et son succulent fromage de brebis (qu’elle fabrique) offert avec générosité…
J.12 – Jeudi 14 juin 2007 –
Col du Somport / Refuge de Pombie
Après une nuit de bivouac reposante, au Somport, nous repartons dès 6 h 30 pour rallier le refuge de Pombie. Nous traversons des névés, des pierriers, nous atteignons le col des Moines, où un très fort vent nous accueille. Il faut faire très attention… Bientôt, nous apercevons le refuge dans lequel nous allons bivouaquer. Il pleut et il y a de fortes rafales de vent (Douce nuit en perspective !). Nous pouvons nous doucher (avec de l’eau froide), au refuge. Nous en profitons… Puis nous nous mettons très vite dans nos couchages car demain la journée sera dure et délicate…
. 1270 m de dénivelé
. 7 heures ½ de marche
. Temps : très froid à 2300 m avec pluie, brume et vent fort
J.13- Vendredi 15 juin 2007 –
Refuge de Pombie / Refuge de Larribet
Après une très mauvais nuit (tempête + pluie), nous plions nos tentes dans la hâte… Petit-déjeuner vite fait…Nous partons à 7 h. Le temps s’améliore – destination Larribet. En descendant au caillou de Soque, nous tombons sur des vautours finissant une brebis. Jusqu’à présent, tout va bien… Les difficultés commencent en grimpant : plus ça grimpe, plus c’est difficile ( ??) ! Le summum sera au port du Lavedan (2617m) où nous naviguerons à la boussole, dans la neige et la rocaille. Arrivés à ce port, nous redescendons, en « désescaladant » pendant 30 mètres. Ensuite, re-névés, re-rocaille, pour arriver, au bout de 10 h 30 de marche, au refuge de Larribet. Accueil fabuleux, gentillesse extrême : on y est vite à l’aise. La gérante nous donne une conserve de pâté de tête. On boit une bière : elle nous offre les chips… Nous décidons, devant tant de gentillesse et de charme, de prendre notre repas en compagnie d’un couple et de deux suédoises. La soirée fut fort agréable… Tout le monde a pris des photos et nous nous sommes quittés comme se quittent de vieux amis de toujours…
. 1730 m de dénivelé (les altitudes de Véron ne sont pas exactes)
. 10 heures 30 de marche
. Beau temps pour la marche
J.14 – Samedi 16 juin 2007 –
Refuge de Larribet / Refuge Wallon
Après une très mauvaise nuit pour Alain (malade !), nous voilà repartis, à 7 h, pour le refuge Wallon. En chemin, nous devons rejoindre 2 « accompagnants » et leurs épouses, ainsi que la mienne. La jonction s’est faite au col de la Peyre Saint-Martin où nous déjeunons vite fait avant d’attaquer le col de Cambales (2706 m) : des heures de marche sur les névés assez pentus (exténuant !). Le vent souffle et il fait très froid… La descente jusqu’à Wallon est « cool », sans aucune difficulté… C’est à 1 heure du but que Michel, mon compagnon de route, m’annonce qu’il abandonne ??? Je décide donc de continuer la traversée seul. A notre arrivée au refuge Wallon, je trouve mon ami Jean-Michel CABRETON qui est venu m’accueillir avec une bonne bouteille de vin, un poulet fermier préparé par son épouse Patricia (que j’embrasse !) et un pain de campagne. Tout fut excellent, mais le meilleur fut la présence de Jean-Michel (juste au bon moment…). Serge, qui m’accompagnait depuis la Peyre Saint-Martin, m’a également laissé des provisions qu’il avait préparées (et portées) spécialement pour moi : tout cela m’a vraiment touché… Vers 1 h, tout ce petit monde redescend vers le Pont d’Espagne où Alain FOURCADE (président des Montagnards Argelésiens) les récupère… Il est 19 h 45 : j’installe ma tente et vais me coucher après avoir préparé le programme de demain = gros morceau de haute montagne.
. 1180 m de dénivelé
. 10 heures de marche
. temps froid et venteux
J.15 – Dimanche 17 juin 2007 –
Refuge Wallon / Refuge Bayssellance
Lever 5 h – Départ 6 h pour Baysselance.
Le temps est très mauvais. Je plie la tente sous la pluie et m’engage dans la galère. Tout est bouché, depuis le lac d’Aratille (2598 m). Le brouillard se mêlant à la pluie, la visibilité est pratiquement nulle. La progression devient très difficile, la neige étant assez molle. Je suis
obligé de naviguer aux instruments tant le ciel et la neige se confondent. L’arrivée au col des Mulets me redonne de l’énergie… Je descends vers le refuge des Oulettes pour l’atteindre à 12 h 15. Je déguste le repas que Serge m’a apporté hier. Je suis gelé et trempé : le poncho ne vaut rien ! J’allais repartir quand le gardien du refuge m’a conseillé de dormir sur place, compte tenu des conditions météorologiques. J’avais discuté de mon projet de traversée, avec ce gardien, quelques mois auparavant. Aussi, lors du règlement de la nuitée, il me dit : « Tu fais la traversée pour récupérer de l’argent, alors il faut commencer par ne pas en dépenser. ». Et, sur sa
facture, il écrit : « Nuitée offerte par le gardien ». Je passe donc l’après-midi et la nuit au refuge des Oulettes…
. 1037 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. Temps : pluie, froid, vent, brouillard
N.B. – Au moment de régler mon repas du soir et le petit déjeuner, le gardien (Jean-Thomas ARA) n’a pas voulu que je paie…
J.16 – Lundi 18 juin 2007 –
Refuge de Baysselance / Gavarnie
Afin de rattraper le temps perdu dans l’étape d’hier, je commence à marcher à la « frontale », à
5 h 45. Après avoir gravi 600 m de névés, je passe enfin le refuge de Baysselance, environ 2 heures plus tard. Le reste du parcours n’étant qu’une formalité, je décide de prendre une ½ journée de repos à Gavarnie…
. 900 m de dénivelé
. 6 heures de marche
. Temps : brumeux et venteux jusqu’à Baysselance – agréable jusqu’à Gavarnie
J.17 – Mardi 19 juin 2007 –
Gavarnie / Héas
Après une journée de repos, l’étape me paraît facile. Journée sans problème – aucune difficulté particulière… Paysages magnifiques… Vers la fin, un peu de bitume qui échauffe les pieds.
. 1170 m de dénivelé
. 7 heures de marche
. Bon temps pour la marche
J.18 – Mercredi 20 juin 2007 Héas / Parzan
Départ : 6 h. La journée s’annonce agréable…
A 6 h 30, je rencontre une randonneuse qui, après quelques explications sur l’association UMEN,et ma démarche, me donne 20 € et ses coordonnées Email. Ce matin, il a bien gelé , à certains moments, il m’a presque fallu mettre les crampons. Comme d’habitude : de la pente, des névés, mais des images magnifiques… surtout près de Barroude. Passé le port de Barroude, les prés sont verdoyants et ça sent la pinède. Avec la chaleur, des effluves de quantités de fleurs
me chatouillent les narines. Il est 15 h lorsque j’attends mon ravitaillement et les copains,devant la centrale électrique de Parzan .La fête continue…
. 1650 m de dénivelé
. 8 heures de marche
. temps agréable .
J.19 – Jeudi 21 juin 2007 –
Parzan / Refuge de Viados
L’étape étant relativement tranquille, je me lève à 7 h, pour démarrer à 8 h 30. Je fais la rencontre d’un gars qui fait un bout de la H.R.P. : nous faisons donc route ensemble… Vers 10 h, nous faisons une pause pour faire un sommet : le Pount Suelta (2988m). Nous repartons vers 13 h 30, pour arriver au refuge de Viados vers 17 h. Nous y dormirons car le bivouac est interdit (parc national). Le patron n’est pas très sympa…
J.20 – Vendredi 22 juin 2007 –
Refuge de Viados / Bénasque
Après une nuit assez reposante et un bon petit déjeuner, nous repartons pour Bénasque. Nous y arrivons sans problème à 17h. Nous nous arrêtons au camping municipal : personne à la réception ! Nous sentons venir la nuitée gratuite… A notre grande surprise, les douches sont chaudes et gratuites. J’en profite pour faire une lessive… Demain, je serai à nouveau seul car mon compagnon de route ne passe pas à la Rencluse où, moi, je dois me rendre pour attendre mes amis les Montagnards Argelésiens. Demain sera donc une journée de 3 heures de marche (donc de repos)…
. 1110 m de dénivelé
. 9 heures de marche
. Temps : très beau, assez frais – impeccable pour la marche
J.21 – Samedi 23 juin 2007 –
Bénasque / La Rencluse
Journée de repos. Montée à la Rencluse avec les copains du club qui sont venus me rejoindre pour me ravitailler. Très bonne soirée avec les Montagnards Argelésiens !!!
J.22 – Dimanche 24 juin 2007 –
La Rencluse / Hospitau de Vielha
Départ 6 h pour gravir l’Aneto avec le groupe des Montagnards Argelésiens. Gérard me conseille de passer par le col Coronas pour éviter le secteur de Coret de Molières, très exposé et enneigé. Donc, je laisse les copains au col Coronas et par la vallée de Balivierne, je retrouve le GR 11,vers ma destination : le refuge de Vielha. C'est à 18h que je plante ma tente à 2500 m, après avoir franchi le col de Ballibierna (2720m). Je suis crevé.
Moral : stable
2052 m de dénivelé
Bon temps pour marcher en montagne – un peu frais à 3000 m
J.23 – Lundi 25 juin 2007 –
Après une nuit d’orage, je reprends la route à 7 h – direction Hospitau de Vielha (Cette partie n’ayant pu être faite la veille), que j’atteins à 12 h. Il me faut désormais arriver au refuge de la Restanca avant le soir, pour pouvoir garder une journée d’avance sur le calendrier. J’arrive au but à 18 h 30. J’en profite pour boire une bonne bière et distribuer mes tracts. J’ai reçu des promesses de dons (Une des personnes connaît U.M.E.N. et Pit). En cours de route, j’ai croisé un couple de Français qui voulait m’offrir leur nourriture : il y a des gens sympas tout de même ! J’ai aussi rattrapé 2 Bretons qui font la H.R.P. et qui étaient partis le 1er juin. Nous ne ferons pas la route ensemble car ils dorment et mangent dans les refuges… La solitude commence à être agréable et ressemble à la liberté… Ce soir, après un bon poulet au curry, je vais me coucher vers 20 h 30 (Je me suis avancé pour l’étape de demain). Chaque jour de marche vaut un jour de dons pour U.M.E.N. : ça fait avancer !!!
Moral : stable
Dénivelé :
+ 1475 m
- 1865 m
11 h 30 de marche
Temps impeccable pour la marche
J.24 – Mardi 26 juin 2007 –
Refuge de Restanca / Port de la Bonaigua
Départ 7 h du matin – la journée s’annonce agréable… Ce matin, il a gelé à 2500 m. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai aperçu un paysage vallonné et verdoyant : ça m’a fait plaisir ! J’ai posé des tracts sur les pare-brises des voitures, sur un parking ( ?). La journée calme se transforme bientôt en cauchemar, car Véron « déconne » à moitié parcours… Bref, cette journée de 1300m annoncés se transforme en 1635 m et 10 h de marche. Je plante la tente au port de la Bonaigua à 18 h : j’en ai marre !!!
Moral : en baisse
Dénivelé :
+ 1635 m
- 1680 m
10 heures de marche
Beau temps pour la marche – il pleut en soirée
J.25 – Mercredi 27 juin 2007 –
Port de la Bonaigua / Alos de Isil
La nuit a été fraîche et humide. Je plie la tente dans le brouillard et le crachin. Le moral est très mauvais et la forme aussi. Chaque étape apporte de nouveaux problèmes physiques… L’étape d’aujourd’hui a été pénible quant à l’orientation : j’ai rencontré un type qui a mis 17 h pour la faire, tellement c’est peu évident. Alos de Isil est un très joli village, mais sans aucun commerce. Dommage !!! Je suis basé près d’un ruisseau : j’ai pu me laver, raser, faire la lessive.
Moral : bas
Dénivelé :
+ 1105 m
- 1840 m
10 heures de marche
Temps : pourri au départ –
très beau dans l’après-midi
J. 26 – Jeudi 28 juin 2007 –
Alos de Isil / Abri Enric Pujol
Ce matin, le temps était au beau fixe. Les 1400 m de montée se sont allégrement transformés en 1715 m. Toujours prévoir plus… Je suis parti à 7 h et j’arrive à l’abri Enric Pujol à 16 h. Je suis seul. Super confort : les couchettes sont propres – tout est nickel – mais y’a pas la télé ! J’ai passé les trois cols prévus sans trop de peine. Cette nuit, je devrais pouvoir récupérer ce que j’ai laissé dimanche à l’Aneto. Je pense que le plus dur est fait – il n’y aura plus de grands sommets… Pour maintenant, je pense que j’arriverai au bout du chemin (sauf catastrophe !).
Moral : en hausse
Dénivelé :
+ 1715 m
- 696 m
9 heures de marche (cool !)
Temps : super
J. 27 – Vendredi 29 juin 2007 –
Abri Enric Pujol / Refuge de Certascan
Contrairement à ce que j’ai écrit dans mon précédent rapport, je n’étais plus seul au refuge Enric Pujol : un Espagnol m’y a rejoint vers 20 h. Il fait aussi la H.R.P. – il est sympa…Nous nous sommes couchés vers 21 h 30 et avons décidé d’un commun accord de faire route séparément, chacun préférant sa liberté et son autonomie. Je comprends maintenant le sens réel de la chanson « LIBERTE » de Duplan… Arrivé à Noares (petit hameau de granges), j’ai rencontré 3 jeunes du CAF de Carcassonne (Franck, Paul et Cécile) qui allaient au refuge de Certascan. Nous nous séparons pour nous retrouver, le soir, au refuge. Nous buvons une bonne bière et décidons de manger ensemble. Très bonne soirée !!! Cette étape fut très belle et agréable : des paysages remplis de fleurs et de senteurs magnifiques, de cascades, de rivières… On aurait presque envie de ne jamais redescendre… Comme prévu, je serai à Mounicou avec une journée d’avance.
Moral : beau fixe
Dénivelé :
+ 1125 m
- 1145 m
8 heures de marche
Super temps pour la marche
J. 28 – Samedi 30 juin 2007 –
Refuge de Certascan / Gîte de Mounicou
Départ à 6 h 30. J’ai une belle journée ensoleillée et assez fraîche jusqu’à la frontière française.. Enfin de retour au pays par le Port de l’Artigue ! La chaleur devient étouffante en arrivant à Mounicou (petit village de 3 habitants). Je suis très bien reçu par la propriétaire du gîte !!!
Mes amis des Montagnards Argelésiens arrivent vers 17 h 30. Nous visitons le gîte qui est pour nous seuls : douche chaude, apéro, civet de sanglier apporté par mes amis. Quel festin !!!
Moral : très bon
Dénivelé :
+ 750 m
-1845 m
8 heures de marche
Temps chaud en fin de parcours
J. 29 – Dimanche 1er juillet 2007 –
Départ 8 h du barrage de Soulcem, après avoir quitté mes amis Montagnards Argelésiens.
Cette étape est sans aucune difficulté. C’est pourquoi j’arrive vers 17 h à El Serrat. L’étape de demain sera longue, avec beaucoup de dénivelé. Je décide donc de m’avancer jusqu’au refuge de Sorteny (1970m). Ce refuge est austère et ressemble à une usine désaffectée.
En arrivant, j’y trouve un Belge qui fait une petite partie de la traversée (5 ou 6 jours) en sens inverse. Ce soir, j’ai donc deux jours d’avance sur mon programme (simple précaution afin de ne pas rater le dernier relais prévu aux Bouillouses.
. Dénivelé : + 1180 m & - 980 m
. 9 heures de marche
. Beau temps pour la marche avec quelques ondées et du vent
. moral : très bon
J.30 – Lundi 2 juillet 2007 –
Refuge de Sorteny / Inclès
Hier soir, vers 21 h, j’ai retrouvé mon ami Espagnol (rencontré à l’abri Pujol), qui venait dormir dans le refuge de Sorteny… Je quitte le refuge à 7 h, pour rejoindre Inclès. Au moment de partir, je rencontre mon ami Christian qui est venu afin de faire un bout de route avec moi. Nous arrivons sans problème à Inclès où nous logeons au camping (douches chaudes et accueil agréable). Ce soir, nous allons manger au Pas de la Case, chez « Paulo » : super repas pour pas cher !!! Bonne soirée…
. Dénivelé : 1300 m
. 7 heures de marche
. Beau temps pour la rando.
. Moral : très bon
J.31 – Mardi 3 juillet 2007 –
Camping d’Inclès / Col de Puymorens
Cette étape de 6 heures étant un retour à la civilisation (bitume, passage en ville…), je décide de me servir d’un élément de cette civilisation : la voiture ! C’est donc très rapidement que je me retrouve au col de Puymorens. J’en profite pour attaquer l’étape suivante qui me mènera vers les Bouillouses. Je plante la tente vers 18 h pour essayer de passer une bonne nuit en attendant le ravitaillement du lendemain aux Bouillouses (par les Montagnards Argelésiens).
. Dénivelé : + 1310 m & - 1260 m
. 10 heures de marche
. Très beau temps
. Moral : toujours très bon
J.32 – Mercredi 4 juillet 2007 –
Ce matin, j’ai rallié les Bouillouses vers 10 h : ravitaillement oblige… C’est vers 13 h que 4 de nos Montagnards Argelésiens m’ont rejoint (dont mon épouse, ce qui m’a fait énormément plaisir). Nous avons mangé ensemble au Refuge des Bones Hores et passé un bon moment. Cela m’a fait reprendre un peu le contact avec la vie de tous les jours… J’ai rempli le sac à dos de nourriture et j’ai eu soudain l’impression qu’il pesait beaucoup plus que 25 kilos. La partie Bouillouses/Eyne étant exclusivement « macadamisée », je profite d’une voiture pour me rapprocher et attaquer l’étape Ull de Ter. La séparation d’avec les Montagnards a été beaucoup moins pénible que d’habitude, sans doute parce qu’il ne me reste que quelques étapes à parcourir. Cette fois, c’est sûr, j’irai jusqu’au bout…Ce week-end, si le temps est clair, je verrai la Méditerranée et la fin de l’aventure, avec quelques regrets, qui commencent à se faire sentir. Il est 20 h 50 et je me couche afin de « décoller » très tôt, demain matin. La nuit va être fraîche.
. dénivelé : + 710 m & - 835 m
. 7 heures de marche
. Beau temps pour la randonnée
. Moral : beau fixe (je dors comme un bébé)
J. 33 – Jeudi 5 juillet 2007 –
La nuit a été très fraîche, même très froide ! L’eau de mes gourdes était gelée… Un vent glacial m’a accompagné jusqu’à 13 h – il faut dire qu’une grande partie de l’étape se faisait sur les crêtes (au-dessus de 2800 m). J’ai encore rencontré beaucoup d’isards qui se laissaient approcher jusqu’à 30 m environ… J’arrive au bout de l’étape (Refuge Ull de Ter) vers 14 h. Je décide de m’avancer pour demain et de dormir en France. Le brouillard arrivant soudainement sur un col, je décide de redescendre sur le Pla de Coma Ermada afin de me mettre à l’abri d’un éventuel coup d’orage. Une fois la tente installée, vers 15 h 30, le ciel se dégage et le soleil brille. Je prépare l’itinéraire de demain et j’en profite pour tout laver : le bonhomme et le matériel…
Je pense que je serai au Refuge de Mariailles vers 14 h où je retrouverai quelques Montagnards qui doivent m’accompagner jusqu’à la fin de mon voyage : OUF !!!
. Dénivelé : + 1315 m & - 1305 m
. 8 heures de marche
. Temps très froid le matin avec vent glacial – Très beau l’après-midi
. Moral : beau fixe
PS : il est 18 h lorsque j’écris ce rapport et, en ce moment, une dizaine d’isards s’approche de ma tente, à moins de 20 m : chut !!! Je prends des photos….
J. 34 – Vendredi 6 juillet 2007 –
Ce matin, je me réveille de bonne humeur et décide de faire une petite grâce matinée (jusqu’à 6 h 30). L’air est frais – les montagnes déjà toutes éclairées par un soleil prometteur d’être généreux pour toute la journée. Le chant des oiseaux, le gargouillis du petit ruisseau qui court le long de ma tente, l’odeur des plantes : le PARADIS ! La balade est très agréable et sans aucune difficulté. Les grands plateaux que je traverse sont magnifiques. Tout le chemin se fera au-dessus de 2200 m. J’arrive au Refuge de Mariailles à 14 h (même pas fatigué !) où j’attends les Montagnards.
. Dénivelé : + 450 m & - 960 m
. 6 heures ½ de marche
. Très beau temps pour la randonnée
. Moral : très bon
J. 35 – Samedi 7 juillet 2007 –
Après avoir passé une très bonne soirée avec mes amis Montagnards Argelésiens, nous partons, à 7 h, en direction du Canigou. Dernier pic à franchir… Arrivés au sommet, 6 Montagnards redescendent et 3 autres m’accompagnent jusqu’au Gîte de Batère. Cette deuxième partie de l’étape sera longue, pénible et inintéressante. Nous arrivons, vers 20 h, au refuge : épuisés, mais contents de trouver un bon repas chaud. Nous bivouaquons près de ce refuge.
. Dénivelé : + 1465 m & - 1320 m
. 13 heures de marche
. Temps agréable
J. 36 – Dimanche 8 juillet 2007 –
Départ pour Amélie-les-Bains, vers 7 h, où nous arrivons vers 13 h. Nous y buvons une bonne bière (bien méritée !!!) avant d’aller manger sur les rives du Tech. L’après-midi, nous attaquons l’étape qui nous amènera à Las Illas. Nous arrêtons notre marche (une fois de plus épuisés !) vers 19 h 30. Nous parvenons à installer nos tentes sur un terrain très pentu. La nuit sera blanche pour certains car, dès 1 h du matin, un orage violent éclate avec chute de grêle.
J. 37 – Lundi 9 juillet 2007 –
Nous nous levons à 4 h 30 pour partir une heure plus tard vers Las Illas, que nous rejoignons à 10 h 30. En chemin, c’est à 8 h, que je vois, pour la première fois, la Méditerranée.. Nous continuons l’étape vers le col de l’Ouillat, en profitant de quelques moyens modernes, car l’étape n’est pas très intéressante (encore du macadam !!!). Arrivés au col de l’Ouillat, nous sommes surpris par le vent et le froid. Nous avons parfois du mal à nous tenir debout, en arrivant au pic de Neulos. Le temps se met à la pluie, nous obligeant à revêtir nos tenues imperméables. C’est vers le pic des 4 Termes que nous installons nos tentes, dans une hêtraie. Demain, l’étape finale sera courte (5 h environ)… Etape durant laquelle j’apprécierai et regretterai chaque pas qui
me mènera vers Banyuls.
J. 38 – Mardi 10 juillet 2007 –
Après avoir passé une très mauvaise nuit (à cause du vent), nous démarrons notre marche à destination du but final : BANYULS… Le vent nous accompagnera jusqu’à la plage de Banyuls… Nous traversons des paysages arides mais magnifiques. A Banyuls, une énorme surprise nous attendait : devant la mairie un comité d’accueil des Montagnards Argelésiens m’attendait… Après une douche au Champagne et des retrouvailles chaleureuses, nous avons fait la fête chez Nanou et Louis (2 Montagnards),en Espagne : ambiance formidable qui restera gravée à tout jamais dans ma mémoire…
Refuge de Viados / Bénasque
Après une nuit assez reposante et un bon petit déjeuner, nous repartons pour Bénasque. Nous y arrivons sans problème à 17h. Nous nous arrêtons au camping municipal : personne à la réception ! Nous sentons venir la nuitée gratuite… A notre grande surprise, les douches sont chaudes et gratuites. J’en profite pour faire une lessive… Demain, je serai à nouveau seul car mon compagnon de route ne passe pas à la Rencluse où, moi, je dois me rendre pour attendre mes amis les Montagnards Argelésiens. Demain sera donc une journée de 3 heures de marche (donc de repos)…
. 1110 m de dénivelé
. 9 heures de marche
. Temps : très beau, assez frais – impeccable pour la marche
J.21 – Samedi 23 juin 2007 –
Bénasque / La Rencluse
Journée de repos. Montée à la Rencluse avec les copains du club qui sont venus me rejoindre pour me ravitailler. Très bonne soirée avec les Montagnards Argelésiens !!!
J.22 – Dimanche 24 juin 2007 –
La Rencluse / Hospitau de Vielha
Départ 6 h pour gravir l’Aneto avec le groupe des Montagnards Argelésiens. Gérard me conseille de passer par le col Coronas pour éviter le secteur de Coret de Molières, très exposé et enneigé. Donc, je laisse les copains au col Coronas et par la vallée de Balivierne, je retrouve le GR 11,vers ma destination : le refuge de Vielha. C'est à 18h que je plante ma tente à 2500 m, après avoir franchi le col de Ballibierna (2720m). Je suis crevé.
Moral : stable
2052 m de dénivelé
Bon temps pour marcher en montagne – un peu frais à 3000 m
J.23 – Lundi 25 juin 2007 –
Après une nuit d’orage, je reprends la route à 7 h – direction Hospitau de Vielha (Cette partie n’ayant pu être faite la veille), que j’atteins à 12 h. Il me faut désormais arriver au refuge de la Restanca avant le soir, pour pouvoir garder une journée d’avance sur le calendrier. J’arrive au but à 18 h 30. J’en profite pour boire une bonne bière et distribuer mes tracts. J’ai reçu des promesses de dons (Une des personnes connaît U.M.E.N. et Pit). En cours de route, j’ai croisé un couple de Français qui voulait m’offrir leur nourriture : il y a des gens sympas tout de même ! J’ai aussi rattrapé 2 Bretons qui font la H.R.P. et qui étaient partis le 1er juin. Nous ne ferons pas la route ensemble car ils dorment et mangent dans les refuges… La solitude commence à être agréable et ressemble à la liberté… Ce soir, après un bon poulet au curry, je vais me coucher vers 20 h 30 (Je me suis avancé pour l’étape de demain). Chaque jour de marche vaut un jour de dons pour U.M.E.N. : ça fait avancer !!!
Moral : stable
Dénivelé :
+ 1475 m
- 1865 m
11 h 30 de marche
Temps impeccable pour la marche
J.24 – Mardi 26 juin 2007 –
Refuge de Restanca / Port de la Bonaigua
Départ 7 h du matin – la journée s’annonce agréable… Ce matin, il a gelé à 2500 m. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai aperçu un paysage vallonné et verdoyant : ça m’a fait plaisir ! J’ai posé des tracts sur les pare-brises des voitures, sur un parking ( ?). La journée calme se transforme bientôt en cauchemar, car Véron « déconne » à moitié parcours… Bref, cette journée de 1300m annoncés se transforme en 1635 m et 10 h de marche. Je plante la tente au port de la Bonaigua à 18 h : j’en ai marre !!!
Moral : en baisse
Dénivelé :
+ 1635 m
- 1680 m
10 heures de marche
Beau temps pour la marche – il pleut en soirée
J.25 – Mercredi 27 juin 2007 –
Port de la Bonaigua / Alos de Isil
La nuit a été fraîche et humide. Je plie la tente dans le brouillard et le crachin. Le moral est très mauvais et la forme aussi. Chaque étape apporte de nouveaux problèmes physiques… L’étape d’aujourd’hui a été pénible quant à l’orientation : j’ai rencontré un type qui a mis 17 h pour la faire, tellement c’est peu évident. Alos de Isil est un très joli village, mais sans aucun commerce. Dommage !!! Je suis basé près d’un ruisseau : j’ai pu me laver, raser, faire la lessive.
Moral : bas
Dénivelé :
+ 1105 m
- 1840 m
10 heures de marche
Temps : pourri au départ –
très beau dans l’après-midi
J. 26 – Jeudi 28 juin 2007 –
Alos de Isil / Abri Enric Pujol
Ce matin, le temps était au beau fixe. Les 1400 m de montée se sont allégrement transformés en 1715 m. Toujours prévoir plus… Je suis parti à 7 h et j’arrive à l’abri Enric Pujol à 16 h. Je suis seul. Super confort : les couchettes sont propres – tout est nickel – mais y’a pas la télé ! J’ai passé les trois cols prévus sans trop de peine. Cette nuit, je devrais pouvoir récupérer ce que j’ai laissé dimanche à l’Aneto. Je pense que le plus dur est fait – il n’y aura plus de grands sommets… Pour maintenant, je pense que j’arriverai au bout du chemin (sauf catastrophe !).
Moral : en hausse
Dénivelé :
+ 1715 m
- 696 m
9 heures de marche (cool !)
Temps : super
J. 27 – Vendredi 29 juin 2007 –
Abri Enric Pujol / Refuge de Certascan
Contrairement à ce que j’ai écrit dans mon précédent rapport, je n’étais plus seul au refuge Enric Pujol : un Espagnol m’y a rejoint vers 20 h. Il fait aussi la H.R.P. – il est sympa…Nous nous sommes couchés vers 21 h 30 et avons décidé d’un commun accord de faire route séparément, chacun préférant sa liberté et son autonomie. Je comprends maintenant le sens réel de la chanson « LIBERTE » de Duplan… Arrivé à Noares (petit hameau de granges), j’ai rencontré 3 jeunes du CAF de Carcassonne (Franck, Paul et Cécile) qui allaient au refuge de Certascan. Nous nous séparons pour nous retrouver, le soir, au refuge. Nous buvons une bonne bière et décidons de manger ensemble. Très bonne soirée !!! Cette étape fut très belle et agréable : des paysages remplis de fleurs et de senteurs magnifiques, de cascades, de rivières… On aurait presque envie de ne jamais redescendre… Comme prévu, je serai à Mounicou avec une journée d’avance.
Moral : beau fixe
Dénivelé :
+ 1125 m
- 1145 m
8 heures de marche
Super temps pour la marche
J. 28 – Samedi 30 juin 2007 –
Refuge de Certascan / Gîte de Mounicou
Départ à 6 h 30. J’ai une belle journée ensoleillée et assez fraîche jusqu’à la frontière française.. Enfin de retour au pays par le Port de l’Artigue ! La chaleur devient étouffante en arrivant à Mounicou (petit village de 3 habitants). Je suis très bien reçu par la propriétaire du gîte !!!
Mes amis des Montagnards Argelésiens arrivent vers 17 h 30. Nous visitons le gîte qui est pour nous seuls : douche chaude, apéro, civet de sanglier apporté par mes amis. Quel festin !!!
Moral : très bon
Dénivelé :
+ 750 m
-1845 m
8 heures de marche
Temps chaud en fin de parcours
J. 29 – Dimanche 1er juillet 2007 –
Départ 8 h du barrage de Soulcem, après avoir quitté mes amis Montagnards Argelésiens.
Cette étape est sans aucune difficulté. C’est pourquoi j’arrive vers 17 h à El Serrat. L’étape de demain sera longue, avec beaucoup de dénivelé. Je décide donc de m’avancer jusqu’au refuge de Sorteny (1970m). Ce refuge est austère et ressemble à une usine désaffectée.
En arrivant, j’y trouve un Belge qui fait une petite partie de la traversée (5 ou 6 jours) en sens inverse. Ce soir, j’ai donc deux jours d’avance sur mon programme (simple précaution afin de ne pas rater le dernier relais prévu aux Bouillouses.
. Dénivelé : + 1180 m & - 980 m
. 9 heures de marche
. Beau temps pour la marche avec quelques ondées et du vent
. moral : très bon
J.30 – Lundi 2 juillet 2007 –
Refuge de Sorteny / Inclès
Hier soir, vers 21 h, j’ai retrouvé mon ami Espagnol (rencontré à l’abri Pujol), qui venait dormir dans le refuge de Sorteny… Je quitte le refuge à 7 h, pour rejoindre Inclès. Au moment de partir, je rencontre mon ami Christian qui est venu afin de faire un bout de route avec moi. Nous arrivons sans problème à Inclès où nous logeons au camping (douches chaudes et accueil agréable). Ce soir, nous allons manger au Pas de la Case, chez « Paulo » : super repas pour pas cher !!! Bonne soirée…
. Dénivelé : 1300 m
. 7 heures de marche
. Beau temps pour la rando.
. Moral : très bon
J.31 – Mardi 3 juillet 2007 –
Camping d’Inclès / Col de Puymorens
Cette étape de 6 heures étant un retour à la civilisation (bitume, passage en ville…), je décide de me servir d’un élément de cette civilisation : la voiture ! C’est donc très rapidement que je me retrouve au col de Puymorens. J’en profite pour attaquer l’étape suivante qui me mènera vers les Bouillouses. Je plante la tente vers 18 h pour essayer de passer une bonne nuit en attendant le ravitaillement du lendemain aux Bouillouses (par les Montagnards Argelésiens).
. Dénivelé : + 1310 m & - 1260 m
. 10 heures de marche
. Très beau temps
. Moral : toujours très bon
J.32 – Mercredi 4 juillet 2007 –
Ce matin, j’ai rallié les Bouillouses vers 10 h : ravitaillement oblige… C’est vers 13 h que 4 de nos Montagnards Argelésiens m’ont rejoint (dont mon épouse, ce qui m’a fait énormément plaisir). Nous avons mangé ensemble au Refuge des Bones Hores et passé un bon moment. Cela m’a fait reprendre un peu le contact avec la vie de tous les jours… J’ai rempli le sac à dos de nourriture et j’ai eu soudain l’impression qu’il pesait beaucoup plus que 25 kilos. La partie Bouillouses/Eyne étant exclusivement « macadamisée », je profite d’une voiture pour me rapprocher et attaquer l’étape Ull de Ter. La séparation d’avec les Montagnards a été beaucoup moins pénible que d’habitude, sans doute parce qu’il ne me reste que quelques étapes à parcourir. Cette fois, c’est sûr, j’irai jusqu’au bout…Ce week-end, si le temps est clair, je verrai la Méditerranée et la fin de l’aventure, avec quelques regrets, qui commencent à se faire sentir. Il est 20 h 50 et je me couche afin de « décoller » très tôt, demain matin. La nuit va être fraîche.
. dénivelé : + 710 m & - 835 m
. 7 heures de marche
. Beau temps pour la randonnée
. Moral : beau fixe (je dors comme un bébé)
J. 33 – Jeudi 5 juillet 2007 –
La nuit a été très fraîche, même très froide ! L’eau de mes gourdes était gelée… Un vent glacial m’a accompagné jusqu’à 13 h – il faut dire qu’une grande partie de l’étape se faisait sur les crêtes (au-dessus de 2800 m). J’ai encore rencontré beaucoup d’isards qui se laissaient approcher jusqu’à 30 m environ… J’arrive au bout de l’étape (Refuge Ull de Ter) vers 14 h. Je décide de m’avancer pour demain et de dormir en France. Le brouillard arrivant soudainement sur un col, je décide de redescendre sur le Pla de Coma Ermada afin de me mettre à l’abri d’un éventuel coup d’orage. Une fois la tente installée, vers 15 h 30, le ciel se dégage et le soleil brille. Je prépare l’itinéraire de demain et j’en profite pour tout laver : le bonhomme et le matériel…
Je pense que je serai au Refuge de Mariailles vers 14 h où je retrouverai quelques Montagnards qui doivent m’accompagner jusqu’à la fin de mon voyage : OUF !!!
. Dénivelé : + 1315 m & - 1305 m
. 8 heures de marche
. Temps très froid le matin avec vent glacial – Très beau l’après-midi
. Moral : beau fixe
PS : il est 18 h lorsque j’écris ce rapport et, en ce moment, une dizaine d’isards s’approche de ma tente, à moins de 20 m : chut !!! Je prends des photos….
J. 34 – Vendredi 6 juillet 2007 –
Ce matin, je me réveille de bonne humeur et décide de faire une petite grâce matinée (jusqu’à 6 h 30). L’air est frais – les montagnes déjà toutes éclairées par un soleil prometteur d’être généreux pour toute la journée. Le chant des oiseaux, le gargouillis du petit ruisseau qui court le long de ma tente, l’odeur des plantes : le PARADIS ! La balade est très agréable et sans aucune difficulté. Les grands plateaux que je traverse sont magnifiques. Tout le chemin se fera au-dessus de 2200 m. J’arrive au Refuge de Mariailles à 14 h (même pas fatigué !) où j’attends les Montagnards.
. Dénivelé : + 450 m & - 960 m
. 6 heures ½ de marche
. Très beau temps pour la randonnée
. Moral : très bon
J. 35 – Samedi 7 juillet 2007 –
Après avoir passé une très bonne soirée avec mes amis Montagnards Argelésiens, nous partons, à 7 h, en direction du Canigou. Dernier pic à franchir… Arrivés au sommet, 6 Montagnards redescendent et 3 autres m’accompagnent jusqu’au Gîte de Batère. Cette deuxième partie de l’étape sera longue, pénible et inintéressante. Nous arrivons, vers 20 h, au refuge : épuisés, mais contents de trouver un bon repas chaud. Nous bivouaquons près de ce refuge.
. Dénivelé : + 1465 m & - 1320 m
. 13 heures de marche
. Temps agréable
J. 36 – Dimanche 8 juillet 2007 –
Départ pour Amélie-les-Bains, vers 7 h, où nous arrivons vers 13 h. Nous y buvons une bonne bière (bien méritée !!!) avant d’aller manger sur les rives du Tech. L’après-midi, nous attaquons l’étape qui nous amènera à Las Illas. Nous arrêtons notre marche (une fois de plus épuisés !) vers 19 h 30. Nous parvenons à installer nos tentes sur un terrain très pentu. La nuit sera blanche pour certains car, dès 1 h du matin, un orage violent éclate avec chute de grêle.
J. 37 – Lundi 9 juillet 2007 –
Nous nous levons à 4 h 30 pour partir une heure plus tard vers Las Illas, que nous rejoignons à 10 h 30. En chemin, c’est à 8 h, que je vois, pour la première fois, la Méditerranée.. Nous continuons l’étape vers le col de l’Ouillat, en profitant de quelques moyens modernes, car l’étape n’est pas très intéressante (encore du macadam !!!). Arrivés au col de l’Ouillat, nous sommes surpris par le vent et le froid. Nous avons parfois du mal à nous tenir debout, en arrivant au pic de Neulos. Le temps se met à la pluie, nous obligeant à revêtir nos tenues imperméables. C’est vers le pic des 4 Termes que nous installons nos tentes, dans une hêtraie. Demain, l’étape finale sera courte (5 h environ)… Etape durant laquelle j’apprécierai et regretterai chaque pas qui
me mènera vers Banyuls.
J. 38 – Mardi 10 juillet 2007 –
Après avoir passé une très mauvaise nuit (à cause du vent), nous démarrons notre marche à destination du but final : BANYULS… Le vent nous accompagnera jusqu’à la plage de Banyuls… Nous traversons des paysages arides mais magnifiques. A Banyuls, une énorme surprise nous attendait : devant la mairie un comité d’accueil des Montagnards Argelésiens m’attendait… Après une douche au Champagne et des retrouvailles chaleureuses, nous avons fait la fête chez Nanou et Louis (2 Montagnards),en Espagne : ambiance formidable qui restera gravée à tout jamais dans ma mémoire…
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